Un jour, de l'autre côté de l'Atlantique, j'ai acheté un livre de couture japonaise (comme si c'était la première et unique fois ... pfff). 

Un autre jour, de l'autre côté de la frontière (politique et linguistique), j'ai acheté du tissus.

Encore un autre jour, dans mon salon, j'ai essayé de faire quelque chose de ces achats.

Je me suis donc attaquée à une robe toute simple, une petite robe chasuble avec encolure carrée. Fastoche. Sauf qu'il y a pleins de petites pièces (je hais les parementures). Déjà. Je n'aime pas quand il y a beaucoup de pièces (plus de 3). Quand elles sont petites, ça vire au cauchemar.

J'ai donc travaillé consciencieusement pour faire un joli haut à ma robe. Mission a peu près réussi. Et là, catastrophe. La partie jupe était super simple. Trop simple, j'aurais dû me méfier. La trahison est venue du tissus. Scélérat. Trop collant, trop porteur d'électricité statique. J'ai diminué la longueur, réduit la largeur et je me retrouve avec une robe importable. Portée, elle est vraiment affreuse (je dis ça des fois que quelqu'un essaierait de me remonter le moral).

Voilà l'objet :

2010_06_15-Robe-chasuble-copie-1.JPG

Patron : livre japonais

Tissus : stoffenspektakel

Je ne sais pas vraiment de quoi elle a l'air (la photo la rend encore pire, on a l'impression qu'elle n'est pas symétrique), je l'ai tellement prise en grippe que je ne suis plus très objective. Je voudrais avoir le courage de démonter la fermeture éclair (invisible montée en invisible : une première), la jupe, et de recommencer avec un nouveau tissu. J'aimerais avoir ce courage. Mais, en même temps, mon mannequin ne se plaint pas. Alors, pourquoi se hâter ?

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