Je ne sais pas ce qu'il en est chez vous mais, chez moi, un certain nombre de réalisations de couture restent au placard, inachevées la plupart du temps. Vous savez, quand un choix de tissus qui nous semblait audacieux se révèle être juste laid (n'ayons pas peur des mots), ou quand on s'est sentie si inspirée qu'il ne nous a pas semblé nécessaire d'utiliser un patron, ou bien quand on a juste manqué de jugeotte dans nos décisions. Je ne sais pas jeter alors je garde. Sur cintre ou dans une boîte dans un placard, je conserve ces pièces dans l'espoir ... l'espoir de quoi ? De les reprendre un jour et de trouver le courage ou l'idée géniale qui pourra les sauver ? Que le grunge revienne à la mode et que ce qui n'est qu'une lamentable erreur devienne une création destroy ? Bref, un bel optimisme, qui confine à l'inconscience, m'oblige à remplir mon espace vital de pièces bien inutiles. J'ai quand même trouvé une caisse pleine de ce que j'appelle mes Frankenstein.

Avant de les détruire (ils ne sont pas faits pour ce monde) ou de les transformer en chiffon à lustrer, j'ai décidé de leur accorder une rétrospective. Un hommage, garanti sans repassage ni finitions ...

Premier épisode : le 12 mai à 9h

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