Il y a quelques mois, la fée avait revêtu une robe pour accompagner la pelote dans l’accomplissement de son destin. Et la fée est rentrée de la quête, a mis la robe à laver et ne l’a jamais repassée, donc n’a pas pu vous la montrer. Je vous vois bien ricaner derrière votre écran : la fée n’aime pas trop les tâches ménagères et l’assume. Et puis, vous pouvez expliquer à quoi ça sert de repasser une robe qui va passer les 8 prochains mois dans une armoire ? Ahah, vous êtes bien embêtés.

Donc, je reprends. La fée vous respectait trop pour vous montrer une robe toute froissée (elle est gentille cette fée en fin de compte). Avec les premiers rayons de soleil, la fée a eu envie de sortir ses atours d’été pour soupirer après le printemps qui tarde tant à venir. Ah, ces étoffes si légères cloîtrées dans les grosses armoires en chêne (en contre-plaqué pour de vrai, mais c’est moins luxueux). Les pauvres.

On va arrêter la disgression ici. En fait, la fée en a eu marre, a décidé de vous montrer la robe froissée parce que le soleil n'arrivait pas (et pourtant, chers lecteurs, la fée vous respecte. Vraiment).

 

Revenons plutôt à la genèse de la robe. La fée ayant fini ses cours de couture, elle s’était dit que ça serait une bonne idée de faire elle-même sa robe pour le mariage. Alors la fée s’était attelée à trouver un modèle. Chose vite trouvée grâce à la communauté des fées japonisantes. Ensuite, elle a cherché un tissu. Elle voulait un rendu vintage, d’où le choix un tissu à petits pois. Elle avait même pensé à acheter de la broderie anglaise pour garnir le décolleté, mais la vie de la fée n’est jamais si simple. Parce qu’il y a un vilain elfe qui hante son château. Et le jour où la fée a décidé de laver son lot de tissus neuf, l’elfe s’est glissé dans la machine à laver. En même temps que la lingette Dec*lor. Vous imaginez bien ce qui s’est produit : le vilain elfe a pris les pigments brique d’un autre coupon pour les déposer sur les petits pois blancs. Soupir.

La fée est devenue de la couleur des pois. Enfin, la couleur avant le lavage. Puis elle a chassé le vilain elfe à coup de balai (ce scélérat est allé se cacher dans le grimoire portable, avec toutes les photos non publiées de la fée. Vilain).

Et elle a relavé. Relavé. Et relavé. Les petits pois ont pâli. Mais ils ne sont jamais revenus à leur couleur initiale. Donc ils n’étaient plus de la couleur de la broderie anglaise. Broderie anglaise, out.

 

La fée ne s’arrête pas pour si peu. Alors elle a tracé, coupé et cousu. Bon, le haut a été un peu pénible à faire : il a fallu trouver comment coudre les parementures sur une robe à bretelles. Une fois compris, ça va. Enfin, une fois compris, et les pièces bien couplées (la vieille blague de coudre le milieu du dos avec l’emmanchure : ça me fait toujours autant rire. Jaune).

Le reste a été plutôt simple. La fée a juste regretté l’utilisation des coutures anglaises parce qu’elle ne les a pas utilisées à bon escient et ça fait des petites boursouflures moyennement gracieuses.

 

Et tadam … la robe !

 

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Modèle : Livre 05 des JCA

Tissu : Maison en tissus

 

Bon avec les bretelles, la fée risque d’avoir froid aux épaules. Mince.

 

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